L’attente s’est étirée sur plus de 45 jours. L’APR lance une offensive contre le parti Pastef. La nouvelle opposition dénonce l’arrestation jugée arbitraire de Bah Diakhaté et appelle à la mobilisation pour exiger sa libération.
Le répit n’aura pas duré deux mois. Les hostilités entre l’APR et le Pastef sont lancées. Dans un communiqué signé par Seydou Guèye, porte-parole de l’ancien parti au pouvoir, la nouvelle opposition attaque le nouveau régime. La raison invoquée est l’arrestation pour des motifs qualifiés de « fallacieux et farfelus » de l’activiste « républicain » Bah Diakhaté, réputé pour ses analyses approfondies et documentées. Selon le communiqué, lors d’un direct, l’activiste est revenu sur les déclarations du chef du Pastef concernant la criminalisation de l’homosexualité, ainsi que sur le désaveu de celui-ci lors d’une conférence conjointe avec le leader de La France insoumise à l’UCAD, sur une affaire foncière et sur le cas d’un vice-président du Pastef sanctionné par sa hiérarchie pour des questions de moralité. Le document affirme qu’aucun de ces faits évoqués et prouvés ne constitue d’injures publiques, d’offense, ou encore de diffusion de fausses nouvelles.
Face à cette situation, l’APR « alerte l’opinion pour dénoncer avec la plus grande vigueur cette arrestation arbitraire et exprimer sa vive inquiétude face aux dérives liberticides des nouvelles autorités ».
Pour les partisans de Macky Sall, l’APR avait déjà « mis en garde contre la menace pour notre vivre-ensemble représentée par le parti Pastef, en raison de sa présence politique basée sur la violence, la haine, la manipulation, l’insulte, l’outrage et les attaques contre les institutions de la République ». Par conséquent, souligne le communiqué, « cette arrestation choquante interpelle tous les républicains, tous les citoyens démocrates, soucieux de l’avenir du Sénégal et attachés à la liberté, en particulier la liberté d’expression. Accepter que Bah Diakhaté soit détenu, c’est capituler, c’est ouvrir la voie à l’arbitraire et à toutes les violations ».
Ainsi, Seydou Guèye et ses collègues exigent la libération « immédiate et sans condition de Bah Diakhaté, pour contrer les fossoyeurs des libertés et de la démocratie ».



