Le Kenya traverse une période de deuil et de colère après les violentes répressions policières lors des récentes manifestations, qui ont fait au moins 23 morts à travers le pays, selon la Commission nationale des droits de l’homme du Kenya.
Le journal local, Le Standard, rapporte que le président William Ruto a finalement cédé à la pression populaire en décidant de ne pas signer le controversé projet de loi de finances, à l’origine des manifestations nationales. Ce revirement intervient après des semaines de tension et d’opposition croissante à la législation adoptée par le Parlement.
Maintenant que le projet de loi de finances est renvoyé à l’Assemblée nationale, les députés, actuellement en vacances, devront être convoqués pour une session extraordinaire. Une majorité des deux tiers sera nécessaire pour annuler le projet, selon Le Standard.
Pendant les manifestations, les critiques se sont concentrées sur les élites politiques, symbolisées par des pancartes dépeignant les députés comme des « cochons », une référence à leur statut parmi les mieux payés au monde. Le président Ruto, autrefois acclamé pour sa promesse de créer des millions d’emplois et d’améliorer le coût de la vie, est maintenant confronté à des appels de plus en plus pressants à sa démission.
Le président, surnommé « Zakayo » pour sa politique fiscale stricte, a été vivement critiqué pour l’augmentation des taxes afin de faire face à une dette nationale équivalant à 67 % du PIB.
Le journal Le Monde Afrique se demande si le retrait du projet de loi de finances suffira à apaiser la colère populaire, alors que les manifestants envisagent de nouvelles actions pour réclamer justice pour les victimes et poursuivre leurs revendications.
En parallèle, la Guinée fait également la une avec la mort mystérieuse du général Sadiba Koulibaly, ancien chef d’état-major général des armées, décédé en détention après avoir été rétrogradé et radié pour des accusations de détention illégale d’armes et de désertion à l’étranger. Son décès soulève des questions sur les circonstances de sa mort et sur les tensions politiques internes sous le régime du président Mamadi Doumbouya.
Ces événements marquent une période de turbulence politique et sociale dans ces deux pays d’Afrique de l’Est et de l’Ouest, mettant en lumière les défis persistants auxquels sont confrontés leurs gouvernements respectifs.



