Devant un auditoire de jeunes engagés, Ousmane Sonko n’a pas mâché ses mots concernant l’ancien ministre Mame Mbaye Niang et la gestion controversée du Programme de développement agricole et communautaire (Prodac). S’attaquant ensuite à la question des rapports d’audit, le Premier ministre a appelé à une action résolue de la justice sur les résultats des audits déjà réalisés par des organes tels que la Cour des comptes et l’Inspection générale d’État (IGE).
« Nous exigeons que les véritables magistrats prennent en charge ces affaires et appliquent la loi comme il se doit », a déclaré Sonko, soulignant la nécessité de poursuivre toute personne accusée de détournement de fonds publics.
Pourtant, Sonko a tenu à clarifier sa position sur la question du pardon pour les détournements de fonds publics, affirmant que son gouvernement ne tolérera pas de telles actions et transmettra les dossiers à la justice pour qu’elle fasse son travail.
S’adressant à ses partisans, Sonko a également dénoncé les insultes et les menaces proférées sur les réseaux sociaux, annonçant une tolérance zéro pour de telles pratiques au sein de son parti, Pastef.
En outre, Sonko a mis en garde les médias contre la diffusion de fausses informations, rappelant le récent limogeage du Général Souleymane Kandé, ex-chef d’État-major de l’Armée de terre.
Abordant la question des impôts réclamés à la presse, Sonko a accusé certains individus de détournement de fonds publics en utilisant ces fonds à d’autres fins que celles prévues, affirmant que de telles actions devraient être poursuivies en justice conformément au Code général des Impôts.
Enfin, Sonko a appelé à la patience de la jeunesse, soulignant que le développement d’un pays prend du temps, et a promis que le nouveau référentiel des politiques publiques, intitulé « Vision Sénégal 2050 », serait finalisé en septembre prochain pour répondre aux besoins de changement.



