Le ministre-maire Birame Soulèye Diop a convoqué les conseillers municipaux de la commune de Thiès-Nord en session ordinaire pour le 29 juin 2024, afin d’examiner et d’adopter le compte administratif ainsi que d’approuver un virement de crédit. Cette convocation a suscité des questions à travers toute la ville des Deux-Gares, notamment sur la validité de la signature du ministre de l’Énergie sur le document, étant donné que sa démission semblait déjà acquise.
Pape Diop, observateur politique à Thiès, souligne que selon les règles, une démission signifie la cessation immédiate des fonctions et donc l’impossibilité pour l’intéressé de convoquer une réunion telle que celle du conseil municipal. Il ajoute que la question principale réside dans la vérification du respect des délais fixés par le Premier ministre pour la démission effective du maire, comme cela avait été fait par d’autres responsables politiques.
Abdou Mbaye, également observateur politique, insiste sur l’importance pour l’autorité administrative, en l’occurrence le préfet, de garantir la régularité des convocations. Sinon, toute la procédure qui en découle pourrait être invalide si celui qui convoque n’a plus la légitimité pour le faire.
Les conseillers municipaux eux-mêmes reconnaissent la complexité de la situation à Thiès-Nord, où les tensions internes au sein de la coalition Yawwi Askaan Wi entre Pastef et le Parti de l’Unité et du Rassemblement (Pur) pourraient influencer le choix du prochain maire. Certains craignent que ces tensions ne compromettent la session à venir, tandis que d’autres, en dehors de cette coalition, pourraient jouer un rôle décisif en tant qu’arbitres.
L’avenir politique de Thiès-Nord semble étroitement lié à ces dynamiques internes et aux décisions à venir concernant la gouvernance municipale, avec des implications potentielles pour la stabilité politique locale.



